Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

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LE LIVRE DE L'APOCALYPSE (La Révélation)

 


 

INTRODUCTION A L'APOCALYPSE

 

Écrit sans doute sous le Règne de l'Empereur Domitien (89-96), ce livre appartient au genre apocalyptique fort répandu au premier siècle. Il constitue une interpellation adressée aux jeunes communautés chrétiennes d'Asie Mineure. Celles-ci sont en effet séduites par l'efficacité et la puissance du pouvoir impérial qui étend son emprise sur l'ensemble du bassin méditerranéen.

L'Apocalypse de Jean se présente comme "Révélation de Jésus-Christ". Jésus est celui qui révèle de la part de Dieu, la victoire sur les puissances. Il est aussi Celui qui est révélé comme l'instrument de cette victoire.

Le livre commence par des lettres aux Églises confrontées à la tentation d'une installation dans ce monde. Une première grande série de visions traite de la place centrale de Dieu et du Christ, "l'agneau immolé" dans le culte communautaire, du peuple innombrable de Dieu, du jugement sur le monde et la création, de la difficulté du témoignage dans un monde hostile. La deuxième série de visions décrit, dans une grande fresque symbolique, le combat final entre Dieu et les puissances du mal : après une description des protagonistes de ce combat, tous les ennemis de Dieu sont successivement vaincus. Le livre se clôt sur la vision de la nouvelle Jérusalem, vision apaisante et réconfortante.

L'Apocalypse est ainsi, en même temps, interpellation et source d'encouragement pour tous ceux qui traversent une situation d'épreuve.

 

Texte d’Elian Cuvillier, IPT Montpellier,  dans « Parole pour Tous », le 11 Octobre 2018.

 

LE LIVRE DE L'APOCALYPSE

 

Imaginons le serviteur de Jean jouant au portrait chinois avec son maître sur l'île de Patmos :

- Et si l'Apocalypse était un astre ?

- Ce serait une lune ! Un satellite renvoyant fidèlement la lumière du soleil de l'Évangile au cœur de notre nuit.

- Oui, mais... et la face cachée ?

- Oh ! je te vois venir. Mais non, l'Apocalypse n'est pas un message codé à décrypter pour trouver le secret du temps de la fin du monde. Il y a bien une révélation, mais elle est valable à toute époque. Elle concerne Celui qui est déjà venu parmi les hommes et qui va revenir...

- Mais tout de même, cette histoire de catastrophes ? - Avant tout, ce que Dieu affirme c'est qu'aucune catastrophe ne peut changer la destinée qu'Il offre aux hommes. Son Fils s'est rendu victorieux de toute adversité qui contamine l'humanité. Aujourd'hui, cette opposition a les traits d'un empereur qui inflige des tortures et même la mort. Demain, l'adversité, telle un caméléon, aura pris d'autres couleurs. Mais ce qui est sûr, c'est qu'un jour, cette bête disparaîtra. L'Agneau de Dieu est définitivement vainqueur. Alléluia

- Mais alors, l'Apocalypse, c'est plutôt une bonne nouvelle ?

- Exactement ! Et je dirai même plus Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s'y trouve écrit...

 

Texte de Claude Mourlam, Parole Pour Tous, 23 Octobre 2006


 

LE LIVRE DE L'APOCALYPSE (Ch.1 et 12 à 22)

 

Faisons les comptes ! 666, 144 000, 1 600 stades... Des chiffres qui n'ont rien de magique. Nous les trouverons au cours de la lecture. Ils indiquent par des jeux de lettres connus des anciens cabalistes — les lettres ont une valeur numérique — le nom de Néron (666) ou bien par des chiffres symboliques la totalité des habitants de la terre (144 000 = multiple de 12 symbolisant le tout ; ce n'est donc pas un chiffre limité !) ou encore toute la terre (1 600 stades).

Une écriture à clé bien sûr : la Bête pour désigner l'Empereur et ses persécutions, Babylone pour Rome, 1 000 ans peut-être pour « toujours». Extraordinaires textes qui évoquent à la fois la liturgie de l'Eglise primitive (une Eglise sous la croix, cela va sans dire) et le chaos d'une histoire sans solution de continuité depuis l'Egypte, la fureur assyrienne, les chevauchées grecques et les tortures à la romaine.

Extraordinaires textes qui dépassent les perspectives des empires et qui témoignent d'une nouvelle compréhension de l'homme, non plus enfermé dans sa nation ou son empire, mais comme habitant sur la terre, porteur d'une parole d'apaisement et de bienveillance pour la terre entière. Plus de mer : plus d'angoisse à l'égard des émergences imprévues de l'inconscient. Plus de larmes, Plus de malédiction. Plus de temple où engranger des paroles précieuses et des Ecritures de vie : toute la terre percevra la Parole. Plus de nuit, toute terreur aura cessé.

L'Apocalypse ne nous permet pas, par son genre littéraire même, de la prendre à la lettre, mais il s'agit dans la confusion et la douleur de l'Histoire la plus actuelle, de le lire en recueillant ce que nous pouvons comprendre pour dire et pratiquer la justice dans notre propre temps.

 

Texte de Serge Guilmin dans Parole Pour Tous.