Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

Cliquez ici pour modifier le sous-titre


LE LIVRE DU

PROPHÈTE ABDIAS


 

 


LES LIVRES DE NAHUM ET ABDIAS

 

Le livre de Nahum se présente comme un oracle contre Ninive, capitale de l'empire assyrien qui a écrasé Israël 8 siècles avant notre ère. L'écriture sophistiquée, subtile et parfois obscure de Nahum en fait un chef-d’œuvre de la poésie hébraïque.

Le texte décrit d'abord en termes généraux et symboliques la force de Dieu et la puissance de son jugement (1.1 - 2.3). La suite est plus précise avec la description très crue de la destruction et du pillage de Ninive, insistant sur son jugement et ses malheurs. Le contraste est frappant avec le livre de Jonas où cette même ville se repend et bénéficie de la bienveillance de Dieu. Les lecteurs verront dans la description de la grande cité déchue de Ninive l'archétype des forces du mal. Ils y liront la promesse que toutes les formes d'oppressions sont appelées à disparaître.

Les 21 versets du livre d'Abdias concernent les rapports tendus entre Israël et son voisin Edom, évoquant le conflit entre leurs ancêtres Jacob et Ésaü (Genèse 25 ; 27 ; 32­33). Le livre s'ouvre par l'annonce du jugement d'Edom et se termine par celle du rétablissement de Jacob. Edom est le symbole des nations arrogantes. En Abdias, le « jour du Seigneur » (v.15) est à la fois un jour de détresse pour les nations et de salut pour Jérusalem et Sion. Le livre d'Abdias préfigure la pensée apocalyptique dans laquelle les nations symbolisent les forces du mal opposées à Dieu et où Israël est présenté comme le peuple des fidèles.

 

Jean-Daniel Macchi, Faculté de théologie de l'Université de Genève

dans « Parole Pour Tous », le 11 Novembre 2019

 

 

LE .LIVRE D’ABDIAS

 

 

ABDIAS, le plus court des textes prophétiques, mais non le moindre, proclame avec beaucoup de souffle la venue du Jour du Seigneur. Si sa rédaction suit probablement de peu la destruction de Jérusalem et l'exil de 587 av. JC, alors nul ne doute qu'il veuille réconforter les rescapés désorientés et découragés dans leur vie et dans leur spiritualité.

 

 

Texte de Jacky Argaud dans « Parole Pour Tous », le 17 Novembre 2003