Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

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LE LIVRE DU PROPHÈTE MICHÉE


 

 

 

LE LIVRE DE MICHÉE

Les sept chapitres du livre attribué au prophète judéen Michée (8e siècle av. J.-C.) présentent un impressionnant tableau de différents thèmes théologiques développés dans la littérature prophétique biblique.

Par des oracles de jugement souvent assez durs situés aux chapitres 1 à 3 et 6.1 à 7.7 de l’œuvre, les mouvements prophétiques rappellent aux puissants l'exigence de justice qui impose de ne pas opprimer les faibles, de ne pas s'emparer des biens d'autrui et de ne pas abuser du pouvoir. Un passage comme Michée 6.1-8 semble même suggérer que la loyauté et la justice entre les êtres humains sont plus importantes encore que la pratique de rites et l'adoration destinées à Dieu.

Dans le livre de Michée, l'affirmation du jugement divin côtoie des annonces prophétiques pleines d'optimisme. Ce changement de pers­pective témoigne d'une profonde espérance en le pardon divin. Alors que 3.9-12 parlait de la guerre et de la destruction de Jérusalem, les chapitres 4 à 5 et les versets 2.12-13 et 7.8-20 annoncent la paix, la venue d'un messie, un pèlerinage pacifique des nations à Jérusalem et le rassemblement du peuple dispersé.

 

Texte de Jean-Daniel Macchi, Faculté de théologie de l'Université de Genève

Dans « Parole Pour Tous », le 20 Juillet 2020

 

 

 

LE LIVRE DU PROPHÈTE MICHÉE

 

En 722, le prophète Michée (installé dans le Sud) assiste à la défaite du Royaume du Nord face à la terrible machine de guerre des troupes assyriennes. Cette épreuve le pousse à réfléchir à la non intervention de Dieu. Mais bien vite une explication s'impose à lui : c'est la faute d'Israël dont le comportement éthique était loin d'une pratique de la justice attendue par Dieu. Le prophète rend compte alors d'un jugement de Dieu sur tout Israël (y compris Jérusalem) en utilisant le vocabulaire du procès (chap. 6). Mais par-delà la sanction, une espérance va poindre, notamment avec l'annonce de la venue d'un Messie et finalement la proclamation du pardon divin (la fin du livre est lue par les Juifs à la fête de Yom Kippour).

 

Texte de Claude Mourlam

Dans « Parole Pour Tous », le 07 Décembre 2010