Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

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La PREMIÈRE LETTRE DE PIERRE


LA PREMIÈRE ÉPÎTRE DE PIERRE

Un plan simple fait d'une suite de sept exhortations : Après l'adresse -salutation-bénédiction (1/1-12)

1°) Vivre saintement (1/13-21)

2°) Pierres vivantes, fondées sur la seule Pierre, appelées au sacerdoce universel (1/22-2,10)

3°) Vivre en chrétiens avec les autres (2/11 —3,12)

4°) Au sein des épreuves, regarder aux souffrances du Christ (3/13-22)

5°) Grâce aux dons de Dieu, vivre une vie transformée (4/1-11)

6°) Souffrir comme chrétien (4/12-19)

7°) Prendre soin du troupeau (5/1-11)

Conclusion (5/12) et salutations (5/13-14)

C'est un traité de catéchèse apostolique : en termes simples, de façon brève, on y trouve tout. Essayer en relisant l'épître de reconstituer le symbole des apôtres. Tout y est, même l'article sur la descente du Christ aux enfers !

C'est une lettre chaleureuse centrée sur l'imitation du Christ. On y retrouve l'esprit des béatitudes. Nous sommes invités à rendre compte de notre espérance à notre entourage.

Ce sont sans doute des disciples de Pierre plus que l'apôtre en personne qui l'ont mise en forme. Elle a pris la forme d'une lettre circulaire et s'adresse à l'église dans son ensemble.

Texte de Maurice Carrez dans « Parole Pour Tous »


LA PREMIÈRE ÉPÎTRE DE PIERRE

Martin Luther tenait cette lettre en très haute estime ; Le chrétien, disait-il, peut y trouver tout ce qu'il lui faut pour vivre dans la foi et la fidélité. Ce court traité adresse aux lecteurs de tous les temps un message d'une grande force : les chrétiens sont en marche, comme jadis les Hébreux libérés de leur esclavage. Ils suivent le Christ dans un monde où ils sont étrangers parce que témoins de l'évangile.

L'auteur est sans doute un disciple de l'apôtre Pierre, qui transmet ainsi ce qu'il avait retenu de plus important dans l'enseignement de son maître.

Texte de Pierre Prigent dans « Parole Pour Tous », le 06 Octobre 2009


LA PREMIÈRE ÉPÎTRE DE PIERRE

La première épître de Pierre s'adresse à des chrétiens confrontés aux difficultés. Elle les invite à une présence active et responsable dans le monde.

Etre chrétien c'est être saint, c'est-à-dire être séparé, mis à part par l'appel de Dieu. Les chrétiens sont des pierres vivantes, constitués en communautés de frères qui s'aiment.

Les chrétiens sont également des étrangers et des voyageurs, passagers sur la terre. La condition d'étrangers dans l'antiquité était caractérisée par quatre marques : être d'une autre race ; parler une autre langue ; adorer d'autres dieux ; suivre d'autres mœurs. La métaphore des étrangers sur la terre s'applique parfaitement au chrétien : peuple à part par élection, parlant une autre langue, la parole de Dieu, adorant un autre Dieu et ayant d'autres mœurs que les habitants de ce monde.

La première épître de Pierre rappelle que l'attitude libre et obéissante de ces étrangers sur la terre peut modifier l'opinion et finalement la croyance des autres hommes, des habitants du lieu. D'où la longue série d'exhortations pratiques* à l'adresse des chrétiens dans tous les lieux de leur témoignage.

* Chapitre 2, verset 13 à chapitre 5, verset 11

Texte d’Elian Cuvillier dans « Parole Pour Tous », le 13 Avril 2004


LA 1ére ÉPÎTRE DE PIERRE

La première épître au nom de Pierre s'adresse de Rome (la Babylone de l'Exil) à des fraternités dispersées dans l'Empire. Sa lecture les assemble en peuple de Dieu. Les croyants commencent à s'appeler chrétiens et subissent pour ce Nom brimades, dénonciations, comparutions. À ceux qui en voient de toutes les couleurs,. l'épître confie de gérer la grâce multicolore de Dieu: Elle ne promeut pas une révolution sociale, elle marque ces gens de- rien, d'une estime. Elle cherche dans les Écritures juives, et en écho dans les credo de la foi naissante, des images pour résister dans -la soumission même. Si, :comme Christ, on les rejette, leur vie est précieuse aux yeux de Dieu : Pierres vivantes, ils peuvent se laisser agréger au temple spirituel dont Christ est la pierre angulaire. Après lui, après déjà le Serviteur souffrant d'Ésaïe, ils ne sont que brebis menées à l'abattoir, mais, par sa résurrection, il est devenu leur berger. Qu'ils renaissent à l'espérance, glissent leurs pas dans ses empreintes, interprètent leur vie au tracé de la sienne ! Comme nul autre, ce texte se penche sur la souffrance : elle n'a pas de sens, mais, Christ indique un sens pour la traverser. En un .mot aimer la vie.

Corina Combet, Église Protestante Unie de France,

Institut Protestant de Théologie dans parole pour tous, le 29 Mars 2016