Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

Cliquez ici pour modifier le sous-titre

Les TROIS LETTRES de JEAN

___________________________________







L'ÉVANGILE ET LES TROIS ÉPÎTRES DE JEAN


L'évangile selon Jean a été écrit en grec à la fin du 1er siècle. Il s'adresse à des communautés chrétiennes vivant soit dans une grande ville de Syrie, soit à Éphèse (Asie Mineure).

Rédigé après la rupture avec la synagogue et marqué par l'hostilité du monde ambiant, il s'efforce de restructurer la foi des croyants en montrant que le Christ rejeté et crucifié est bien la révélation ultime de Dieu parmi les hommes. Les sept signes (= miracles) accomplis par Jésus, ses majestueux discours, sa souveraineté face à la mort en croix témoignent de la présence libératrice de Dieu au sein du monde.

Les trois épîtres de Jean ont été rédigées peu après l'évangile, probablement à Éphèse. La première épître de Jean, en complément à l'évangile, insiste sur la réalité de l'incarnation de Jésus et de sa mort sanglante, ainsi que sur la responsabilité éthique des chrétiens. Les deux autres lettres, écrites par l'Ancien, tranchent des conflits opposant des communautés rivales.

Jean Zumstein, professeur de Nouveau-Testament, Université de Zurich, 

dans « Parole Pour Tous », le 05 Mars 2014


LES TROIS ÉPITRES DE JEAN

La deuxième et la troisième épître sont bien des lettres dont l'auteur, anonyme, se présente comme l'Ancien s'adressant à une communauté locale ou à un responsable* auxquels le lie une relation d'autorité. La première, sans en-tête ni salutation, est plutôt un petit traité ou une prédication, du même auteur.

Ces trois billets portent la trace d'une crise qui traverse la communauté** dans laquelle, à la fin du 1" siècle, a été composé l'Évangile de Jean.

Opposant avec insistance la vérité au mensonge, l'Ancien veut soustraire ses lecteurs à l'influence de personnes qui nient l'incarnation et les souffrances du Christ en Jésus. Au nom d'une foi toute spirituelle, ils ne s'obligent pas à une conduite concrète conforme à l'Évangile. L'Ancien invite donc ses lecteurs à traduire la vérité de leur foi dans l'accord entre la foi proclamée et leur conduite concrète.

La foi vraie au Sauveur mort et ressuscité se traduit par l'unité de la communauté. Une unité de foi qui se manifeste par le maintien du lien avec l'auteur des épîtres.

* 2 Jean, v. 1 et 3 Jean, v. 1

** I Jean 2, v. 18 et 19 ; 2 Jean, v. 7 à 11 ; 3 Jean, v. 9 à 11

Texte de Jean Hadey dans « Parole Pour Tous », le 24 Avril 2006.


INTRODUCTION AUX ÉPÎTRES DE JEAN

Nous ne savons pas grand-chose sur les trois épîtres de Jean. Dans quelles circonstances ont-elles été écrites ?

Quels en étaient les destinataires ? Qui sont Kyria l'élue, et Gaïus le bien-aimé à qui sont adressées la 2ème et la 3ème épître ?

Ont-elles été écrites par l'apôtre ou par l'un de ses disciples ? L'auteur se nomme « ancien » et non « apôtre », mais le début de la 1ère épître semble indiquer qu'il a été témoin oculaire de la vie de Jésus. Une chose, en tout cas, est sûre : ces lettres ont été écrites pour des Eglises et des chrétiens qui étaient troublés par de fausses doctrines et de faux docteurs. Leur but est de rappeler l'authentique enseignement de Jésus et elles le font en reprenant des thèmes essentiels : celui de la lumière, celui de la vérité, celui de la vie. Elles soulignent surtout que Dieu est amour. Appartenir à Dieu, c'est vivre dans l'amour de Dieu et dans l'amour du prochain...

Texte d’André Gounelle dans « Parole Pour Tous ».


LES TROIS ÉPÎTRES DE JEAN

Un petit traité et deux courts billets parsemés de belles phrases sur l'amour, la vérité, la lumière... etc. Trois textes rédigés probablement par le même auteur anonyme qui se dit "L'ancien"*. Cet auteur évolue dans le milieu qui a produit également l'Évangile de Jean et le livre de l'Apocalypse, et il en partage certaines affirmations.

En fait, 1, 2 et 3 Jean constituent la trace d'une polémique virulente et d'une rupture dans la communauté Johannique**. Le débat se traduit dans les trois épitres par l'opposition fréquente de vérité au mensonge. Il porte sur l'essentiel de la foi : l'incarnation du Christ et la réalité de sa croix. L'auteur s'en prend en effet à ceux qui ne reconnaissent pas que "Jésus est le Christ" et ne se croient pas "sauvés par le sang du Christ". Il s'agit de milieux pour lesquels le corps de Jésus ne serait qu'un vêtement visible au travers duquel le sauveur "spirituel" aurait apporté la connaissance du salut à ses initiés. Mais la vérité est aussi dans le "faire" du croyant qui ne peut pratiquer le culte des idoles, pour éviter les persécutions, sous prétexte que son être spirituel est sauvé par la connaissance divine.

* 2 Jean 1 ; 3 Jean 1

** 1 Jean 2, v.19 ; 3 Jean 9 et 10

Texte de Jean Hadey dans « Parole Pour Tous », le 26 Novembre 2008.