Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

Cliquez ici pour modifier le sous-titre

Introduction aux LETTRES DE PAUL AUX THESSALONICIENS







LES ÉPÎTRES AUX THESSALONICIENS

Nos deux lettres aux Thessaloniciens se ressemblent, mais ce sont de fausses jumelles.

La première fut sans doute la première lettre de Paul, adressée à une jeune église qu'il avait fondée avec ses collaborateurs Timothée et Silvain. Vers 50 après JC, elle encourage les Grecs nouvellement convertis qui la composent à cultiver leur identité chrétienne sur ce qui fait leur richesse : d'abord la reconnaissance fraternelle et solidaire qui les lie ; puis l'espérance incondi­tionnelle, fondée sur leur foi en une résurrection universelle, qui les distingue de leurs concitoyens livrés aux désillusions de la mondialisation romaine.

La seconde lettre a visiblement été composée ultérieurement par des disciples de Paul soucieux d'actualiser son message. Visait-elle à compléter ou à remplacer la première ? Dans tous les cas, elle remet sur le métier sa réflexion sur la résurrection des morts et la fin de l'histoire.

François Vouga, Église nationale protestante de Genève,

Professeur de N.T., Institut théologique de Béthel

Dans « Parole Pour Tous, le 20 Novembre 2017


LES ÉPÎTRES AUX THESSALONICIENS

Expulsé de Philippes, Paul arrive à Thessalonique en l'an 50. Il fonde à Thessalonique une église qu'il est obligé de quitter pour échapper à une arrestation. Il est très inquiet pour les croyants de Thessalonique. Silas et Timothée le rejoignent à Corinthe, porteur de bonnes nouvelles : l'Église de Thessalonique tient bon dans la foi malgré les difficultés. Elle a déjà pris le relais dans l'annonce de l'Évangile. C'est tout à la joie de ces nouvelles que Paul adresse à la jeune communauté chrétienne cette première épître. C'est le plus ancien des écrits conservés dans le Nouveau Testament. Il est dominé par l'action de grâce envers le Seigneur qui a laissé son Esprit agir de sorte que, à partir de Thessalonique, l'Évangile se répande. Paul encourage aussi les Thessaloniciens à vivre une vie conforme à l'Évangile et à maintenir l'espérance de la résurrection.

La deuxième épître aux Thessaloniciens corrige un point de la première*: le retour du Seigneur ne sera pas immédiat, certains aspects du plan de Dieu n'étant pas encore réalisés**. C'est peut-être l'indice d'une rédaction plus tardive par un disciple de Paul, après la disparition de la première génération chrétienne.

* 1 Thessaloniciens 4, versets 15 à 17

** 2 Thessaloniciens 2, versets 1 à 12

Texte de Jean Hadey dans « Parole Pour Tous », le 14 Novembre 2005


LES ÉPÎTRES AUX THESSALONICIENS

La première aux Thessaloniciens est considérée comme l'écrit le plus ancien du Nouveau Testament (v.50 et 51). Les Thessaloniciens sont convaincus qu'ils verront de leur vivant le retour du Seigneur. Les premiers décès posent la question du sort des frères qui meurent avant ce retour. Paul répond avec les images du judaïsme sur le dernier jour et la récompense promise aux élus (ch.4, v.13 à 17 et ch.5, v.1 à 11) : tous les chrétiens, vivants et morts, participeront à la résurrection. Mais, avant et après cet « enseignement du Seigneur », il exhorte ses auditeurs à garder la tête froide (ch.& v.1 à 12 et ch.5, v.12 à 22) : chacun doit vaquer à ses occupations sans se laisser aller à un enthousiasme qui ferait perdre le sens des réalités et abandonner toute activité (cita, v.11). Chacun doit rester vigilant et actif dans le témoignage et dans la foi (ch.5, v.6 à 8, cf ch.1, v.3).

Alors que la première épître affirmait : « Le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit » (chapitre 5, verset 2), convaincu que ses auditeurs « ne se laisseront pas surprendre » (chapitre 5, verset 4), la seconde épître introduit tout un schéma mystérieux qui suppose des délais successifs avant la Parousie (ch.2, v.2 et ch.3, v.6 à 9). Au-delà, l'intention de l'auteur s'exprime en chapitre 2, verset 2 et en chapitre 3, versets 11 et 12, passages qui fournissent les deux axes de l'épître : le Jour du Seigneur n'est pas encore là. Que chacun retourne à ses activités !

Texte d’Elian Cuvillier dans « Parole Pour Tous »