Prédications Protestantes dans les Alpes du Sud

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La foule devant le mémorial Lincoln

Organisateurs (de gauche à droite) de la marche pour les droits civils sur Washington, D.C.

Matthew Ahmann, directeur exécutif de la Conférence nationale catholique pour la Justice interraciale ; (assis avec des lunettes)

Cleveland Robinson, Président de la Commission d’organisation ; (debout derrière les deux chaises)

Rabbin Joachim Prinz, Président du Congrès juif américain ; (à côté de Robinson)

A. Philip Randolph, organisateur de la manifestation, ancien leader travailliste (qui a aidé à fonder la Brotherhood of Sleeping Car Porters), de l’American Federation of Labor (AFL) et ancien vice-président de la Fédération américaine du travail et du Congrès des industriels et des entreprises (AFL-CIO) ; (porte un nœud papillon et est debout devant la statue de Lincoln)

Joseph Rauh, Jr, procureur de Washington, DC militant syndical pour les droits civils, et la paix;

John Lewis, Président du Comité d’organisation des étudiants non violents

Floyd Mc Kissick, Président National du Congrès de l'égalité raciale.

MARTIN LUTHER KING

 MARCHE SUR WASHINGTON 28 AOÛT 1963



Tout commença ce jour, 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), lorsqu’une jeune noire de 42 ans refusa de céder sa place à un passager blanc dans l'autobus. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de 15 dollars le 5 décembre 1955 ; elle fait appel de ce jugement.


Un jeune pasteur noir inconnu de 26 ans, Martin Luther King, avec le concours de plusieurs autres responsables religieux et syndicaux, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus, qui durera 381 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour Suprême des Etats Unis cassera les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.
Mais c’est un long chemin qui s’ouvrait, semé de violence et de vexations qui continuent d’être perpétrées envers les noirs, y compris de la part des « forces de l’ordre », auxquelles MLK incite ses frères à ne pas répondre au nom du principe de non-violence.

Le point culminant de ce long chemin sera la marche sur Washington en Août 1963 et les discours qui s’ensuivirent (dont une seule femme : Joséphine Baker) devant le mémorial Lincoln, et en particulier le fameux « I have a dream » de MLK, que l’on sent véritablement habité par l’Esprit.
Tout au long de cette marche, était chanté le gospel « We shall overcome », qui deviendra un chant de ralliement et que Joan Baez reprendra après les discours.

Même si l’on doit en grande partie à cette marche et à la détermination de ses participants, le vote par le Congrès, de l’acte sur les droits civils de 1964 et 1965, ce mouvement connaîtra un brutal arrêt le 4 avril 1968, par l’assassinat de Martin Luther King, abattu d'une balle devant sa chambre de motel à Memphis aux Etats-Unis.

Le discours de Martin Luther King :...... ici
(vision en plein écran recommandé)

"We shall overcome" par Joan BAEZ.....ici
(Via Deezer : choisir l'album Carry it on)

Et comme en écho à son discours de Washington, Martin Luther King prononçait à Oslo le 10 Décembre 1964 une confession de foi que nous proclamons nous aussi régulièrement :

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance de la Bonne Nouvelle, j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité, d'influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif de la nuit sans étoile, du racisme et de la guerre, que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme vers l'enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l'amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux.

J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l'éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la paix de leur cœur.

Je crois également qu'un jour toute l'humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n'aura plus raison d'avoir peur.

Je crois fermement que nous l'emporterons. 

Amen !